Résumé des dernières semaines…

L’expulsion du Refuge, décidée par le Tribunal d’Instance d’Angers le 22 décembre 2011, est applicable depuis le 6 février 2012.

Notre dernière lettre ouverte, daté du vendredi 3 février, suivie d’une semaine de rues enneigées et verglacées (1;2) ont très certainement jouées en notre faveur. En effet, c’est le préfet de Maine-et-Loire, Richard SAMUEL, qui est en charge du plan hivernal et de l’application de la décision du tribunal à notre encontre… l’expulsion.

Les agents du SDIG ont alors pris contact avec nous pour nous proposer un éventuel rendez-vous à la préfecture. Il était alors question de négocier le relogement de tout les habitants du Refuge : demandeurs d’asile (somaliens/érythréens) et SDF français. Cependant, la préfecture relogeait tranquillement les demandeurs d’asile, profitant ainsi, de fait, des possibilités d’hébergement du Refuge.

Fin janvier, venu le moment du rendez-vous, tout les demandeurs d’asile ayant habité le Refuge étaient soit relogés soit partis tenter leur chance à Nantes ou dans une autre région… la proposition de rencontrer le préfet, transmise par les agents du SDIG, fut purement et simplement annulée !

Le 1er février, Jean-Luc ROTUREAU, adjoint du maire d’Angers délégué à l’Urbanisme, aux Droit des sols et au Logement, valide le permis de démolition du Refuge. En plus de nous d’ignorer, la mairie d’Angers se place du côté des puissants ! Nous ne sommes pas dupes des jeux de pouvoirs, mais il serait peut-être temps de leur rappeler ce qu’une Mairie est censé représenter.

Lire la suite

[ANGERS] Pique-nique Solidaire, le mardi 13 mars 2012

Pièce jointe (tract) : Pique-nique Solidaire

[ANGERS] Pique-nique Solidaire devant la préfecture et le Conseil général de Maine-et-Loire, le mardi 13 mars 2012 de 11h à 14hMardi 13 mars 2012 de 11h à 14h : devant la préfecture
et le Conseil général de Maine-et-Loire
place Debré, à ANGERS

En solidarité aux travailleurs sociaux réduis à de simples agents du flicage social ambiant, que nous soyons étudiant-e-s, salarié-e-s, indépendant-e-s, sans emploi, sans-abri, sans-papier ou sans patrie, nous partagerons ce moment convivial avec eux.

Au vu de l’obstination et du mutisme des élu-e-s à notre égard, trop occupé-e-s par les projets pharaoniques et le pouvoir, que ce soit à Angers ou Paris, nous marquons notre différence sur des points forts : Lire la suite

Report de l’expulsion…

Lundi 6 février, pas d’expulsion. Calme plat. Dans la soirée, on apprend que l’huissier de justice passe le lendemain accompagné de 2 fonctionnaires de police, en uniforme.

Mardi 7 février, en début de matinée, après avoir frappé à la porte seulement quelques coups, le serrurier qui accompagne l’huissier (et une petite dizaine de flics) ouvre notre porte. Lire la suite

[Angers] Le Refuge …

Le jeudi 1er décembre, d’après le site officiel de la MFAM, Francis GUITEAU, né à Angers, est nommé directeur général de la MFAM. En 2008, il est colistier de Christophe BÉCHU pour l’élection municipale d’Angers.

Le vendredi 2 décembre, à Paris, lors de la séance à l’Assemblée nationale, on pouvait y apprendre :

  • que le Fonds d’Aide au Relogement d’Urgence (FARU) n’est pas en déficit puisqu’il reste 5 millions d’euros non dépensés…
  • et que Valérie PÉCRESSE, ministre du Budget, demande aux députés de prélever 2 millions d’euros sur ce fonds pour « soutenir les communes pour l’acquisition de gilets pare-balles destinés à équiper les polices municipales ».

Lire la suite

Courrier de l’Ouest – C’est pas un squat, c’est un refuge

Pérennisation du Refuge (lettre ouverte)

Pièce jointe (pdf) : Lettre ouverte (2012-01-06)

Le lieu nommé « le Refuge », utilisé par et pour les sans-abris d’Angers, est une grande maison bourgeoise d’environ 300m² habitables, inoccupée depuis 2009 et propriété de la Mutualité Française Anjou Mayenne. Cette maison, vielle de près d’un siècle mais en excellent état, achetée 330 000 euros… est vouée à la destruction !

Depuis l’ouverture du Refuge, le lundi 28 novembre 2011, un long chemin fut parcouru. De l’aménagement du lieu à la gestion de conflits, le premier mois du Refuge ne connut pas que des jours et des nuits faciles ! Au cours de ses 30 premiers jours d’existence, 70 personnes ont eu l’occasion de dormir au Refuge plutôt que dans la rue !

Lire la suite